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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 15:15

La cérémonie des canards


Un grand cri d’espoir : le palmarès des meilleurs magazines 2008, organisé par le SPMI – Syndicat de la presse magazine et d’information – a aussi voulu montrer que la presse papier n’était pas moribonde. Retour sur les gagnants de la soirée de mardi.




Un optimisme à l’image de Stéphane Bern, l’animateur de la soirée, professionnellement guilleret : tout va bien au royaume du magazine, qu’on se le dise. Une excellente ambiance a accompagné la remise des prix, dont les commentaires ont clamé l’avenir de la presse papier. Un appel à la ministre de la culture, Christine Albanel, qui a de son côté garanti le soutien du gouvernement.

Le grand gagnant de la soirée, c’est GEO, qui remporte le prix du magazine de l’année mais aussi celui du magazine de voyage et découverte. Le jury a primé la volonté de ce titre de se recentrer sur une ligne plus journalistique et plus ancrée dans la société.






Jean-Luc Marty, rédacteur en chef de GEO,
a reçu le prix du meilleur magazine de l'année.
Sylvie Hugues, rédactrice en chef de Réponses Photo,
le meilleur magazine passions.



Autre double vainqueur : Courrier international. Le journal gagne le trophée du « news/picture magazine », mais surtout celui du meilleur coup éditorial avec une double couverture à l’occasion des présidentielles. A la veille du second tour des présidentielles de 2007, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy se partagent les couvertures, unis par un titre : « Partis pris de la presse étrangère : tout le mal qu’ils pensent de Sarkozy/Royal (et de Bayrou) ». Sarkozy encore, du côté de l’ex : le divorce de Cécilia a permis à Elle de recevoir le trophée de la meilleure couverture.


Voici la totalité du palmarès décerné :

• Magazine de l’année : GEO
• Meilleur magazine de voyage et découverte : GEO
• Meilleure couverture : Elle
• Meilleure nouvelle formule : Marie Claire
• Meilleur magazine auto et moto : Sport Auto : Sport Auto
• Meilleur magazine de culture et de sciences : ça m’intéresse
• Meilleur magazine de décoration et de jardinage : Marie Claire Maison
• Meilleur magazine féminin : Glamour, avec mention spéciale pour Vogue
• Meilleur magazine d’économie et de finance : Capital
• Meilleur magazine jeunesse : Science et Vie Junior
• Meilleur magazine de passions : Réponses Photo
• Meilleur magazine people : Point de Vue
• Meilleur magazine de santé et familial : Enfant Magazine
• Meilleur magazine TV : Télé 2 Semaines
• Meilleur news/picture magazine : Courrier International
• Meilleur site Internet de magazine : lexpansion.com
• Meilleur coup éditorial : Courrier International

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Published by Marie Piquemal & Samuel Forey - dans vidéo
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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 18:57

La presse jeunesse se décline à travers le monde 

Le SPMI organisait ce mercredi matin une table-ronde autour du lancement de concepts de magazines étrangers en France. GQ ou Closer en sont des exemples récents. Mais l’un des secteurs précurseurs dans ce domaine a été celui de la presse jeunesse.

 

                                                                                                                                              
Les héros bien français que sont Petit ours brun ou Mimi Cracra sont partis depuis longtemps déjà à la conquête du monde. Cela fait trente-cinq ans que Pomme d’Api a lancé sa première version à l'étranger. Le magazine en compte aujourd’hui dix. Elena Iribarren, qui coordonne les contenus éditoriaux de Bayard jeunesse à l’international, nous explique les clés d’un tel développement.

 

 


Bayard
envoyé par Aliciagaydier

Inversement, les cinq magiciennes de la bande dessinée italienne Witch font depuis 2003 le bonheur des petites Françaises, grâce au magazine du même nom diffusé par Disney Hachette Presse. Witch compte actuellement quarante versions de part le monde. Mais chaque édition nationale a ses spécificités, comme l’indique Lisette Morival, rédactrice en chef de la version française.



Disney
envoyé par Aliciagaydier



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Published by Alicia - dans vidéo
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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 17:47

Les Français deviennent-ils boulimiques des médias ?


Entre 2001 et 2007, les Français consommant chaque jour quatre médias sont passés de 27% à 59% de la population.


Les Français ne semblent pas lassés par les médias, bien au contraire. Selon TNS Média Intelligence, ils seraient presque 60% à consulter chaque jour les quatre médias principaux.

 

Parmi eux, une minorité consomme sans modération. Portrait robot de ce boulimique des médias version 2008 : un homme ou une femme de 45 ans, nanti d’un diplôme de troisième cycle et gagnant plus de 3000 euros par mois. Un rêve de publicitaire.

 

Chez cette catégorie de la population, on observe d'étranges pratiques : la « consommation pluri-support », pour paraphraser le jargon. Exemple : un homme qui lit plus de 12 journaux ou marmiagazines est susceptible de visiter plus de 19 sites Internet, de regarder plus de neuf chaînes de télévision et d’écouter plus de neuf stations de radio durant l’année.

 

Selon Gilbert Saint Joanis, directeur des études chez Mondadori, ce « comportement quadrimédia » est une tendance lourde, qui devrait s’accentuer avec la généralisation du haut-débit.

 

 



Cette population « d’experts », souligne Gilbert Saint Joanis, choisit son média suivant sa spécificité: divertissement pour la télévision, consommation pour la presse magazine, information pour la presse quotidienne et rapidité de l'Internet.

 


Selon Christine Bitsch, de TNS Média Intelligence, ces « addicts » assurent qu'ils ne veulent « pas passer à côté d’évènements importants ». Au palmarès des sujets qui les passionnent : l’automobile, la maison ou la mode.

 
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Published by Nassim Alloy, Antoine Guinard - dans table-ronde
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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 15:35

Des mot réconfortants

Démontrer que la presse magazine a de l’avenir. C’était le défi ce mardi matin de la sémiologue Mariette Darrigrand et du sociologue Stéphane Hugon. Lui analyse les liens entre la presse magazine et la société ; elle, c’est plutôt les mots et leur pouvoir qui l’intéressent.

 

« La presse magazine ? Elle est pulpeuse, elle a du grain, elle existe en tant qu’objet » s’enthousiasme Stéphane Hugon, sociologue, responsable du groupe de recherche sur la technologie et le quotidien (GRETECH). A la différence d’Internet, la presse magazine commence par un geste concret : l’acte d’achat. De quoi lui « donner une dimension fétichiste ».

A en croire Stéphane Hugon, cette presse a de l’avenir. « C’est un objet, et l’on ne pourra jamais se passer des objets. » CQFD. Mieux, « elle rassemble les gens en leur permettant de s’agréger à un titre qui leur donne corps ». En clair, notre société serait aujourd’hui arrivée au bout du modèle individualiste, hérité des années 1980. Les lecteurs recherchent donc, selon lui, du collectif, une appartenance à un groupe. Et le sociologue d’aller plus loin : la presse magazine serait un « objet totémique », capable de cristalliser les tendances de la société en reprenant ses codes visuels et langagiers.

                                                                                                                                                            

« Tendance ». Le mot est lâché. Mariette Darrigrand, directrice du cabinet Des faits et des signes, sourit. « Voilà un mot increvable, magnifique. Une sorte de héros récurrent des pages de la presse magazine. » La sémiologue s’arrête sur les mots de la presse, ceux qui sont dans l’air du temps, tels que « mutants », « mobiles », ou « bankable ».


 

Penser et rêver. Pour elle aussi, « la presse magazine se porte bien ». Et pour mieux illustrer son propos, elle projette au mur un schéma : « le carré des désirs ». « C’est l’oxymore de la presse magazine ; autrement dit, la réunion des contraires » explique Mariette Darrigrand. « Le magazine ouvre sur le monde tout en nous donnant un reflet de nous-mêmes. Et puis, il permet de se divertir et de rêver comme il permet de penser et d’agir. »


 

A l’autre bout de la table, Stéphane Hugon acquiesce. Cette réunion des contraires se retrouve selon lui dans chaque individu. Les éditeurs de presse doivent donc « tenter de capter l’individu dans sa pluralité, avec toutes ses facettes » pour qu’un titre trouve son public. Mariette Darrigand renchérit : «Finalement, c’est au journaliste de donner son unité à la société, d’éviter son éparpillement. » Et le sociologue de conclure : « Si les journalistes disparaissent, tout s’effondre ».



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Published by Marie Piquemal, Gaël Chavance
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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 15:33

Jean-François Leroy cherche des histoires


La mode, le reportage, le portrait, l'illustration... La photographie est déclinée sur tous les modes dans les magazines. Mercredi, une conférence présente douze tendances de la création photographique et leurs influences dans la presse écrite.



Jean-François Leroy dénonce une certaine tendance de la presse à abuser du portrait photo. Ou comment « pipoliser » les sujets, célèbres ou non, sans raconter d'histoires illustrées, l'essence même du photoreportage.
Revue de presse en diaporama avec le fondateur et directeur du festival Visa pour l'image de Perpignan : Jean-François Leroy distille sa conception de la photo.




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Published by Samuel Forey - dans interview
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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 13:01

Numérique et marketing : l'avenir de la presse magazine ?

Alors que la presse quotidienne décline, les magazines seraient, eux, à un stade de maturité. Les professionnels réunis ce matin ont avancé quelques idées pour que ce secteur continue à se développer.

                                                                                                                                                                                                            
Et si l'entreprise de presse se concevait vraiment comme une entreprise industrielle ? C'est la révolution attendue par l'économiste des médias Jean-Clément Texier, qui participait ce mardi matin à une table-ronde sur l'économie de la presse magazine. A ses côtés, Fabrice Boé, président de Prisma Presse, a rappelé qu'un groupe de presse produit « un bien immatériel et créatif » mais doit néanmoins, comme toute entreprise, « gagner de l'argent ».


Le papier, ce « boulet »

Selon Jean-Clément Texier, « le papier est un boulet dans les grands groupes cotés ». Des propos qui ont suscité de vives réactions dans la salle. Pour cet économiste, les magazines ne doivent pas se contenter de leur support traditionnel mais doivent impérativement se tourner vers le numérique. « N'oublions pas qu'en Grande-Bretagne, au Danemak et en Suède, le numérique est déjà le support principal d'information ! », a ajouté Patrick Le Floch, autre spécialiste des médias.


Autre piste avancée: développer davantage le marketing. A en croire Rémy Pfimlin, directeur général de NMPP, celui-ci en serait « encore à l'âge de pierre » dans le secteur de la presse. « On est en train de découvrir pour les magazines des méthodes qui existent déjà depuis des années pour tous les autres produits de consommation », a-t-il lancé, avant d'avancer quelques innovations pour l'avenir. Les NMPP développent actuellement des caisses informatisées, qui permettent de recueillir des données sur les paniers des lecteurs, et donc d'analyser leurs comportements de consommation.

Plus que des titres de presse, les magazines doivent aujourd'hui fonctionner comme des marques. « C'est là notre richesse », a souligné Fabrice Boé, qui a répondu à nos questions sur ce thème à l'issue de la table ronde.




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Published by Alicia Gaydier, Jean-Baptiste Mouttet, Virginie de Rocquigny
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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 11:53

Lepoint.fr

Le portail du Point en ligne: clair mais peu de multimédia.

 

 

 


Lisibilité

Le
portail est agréable à lire, bien illustré et clair. La présentation reste cependant très classique, fidèle à l’image du journal. On retrouve les rubriques du Point: Monde, Politique, Société, Voyages…

 


Contenu

En dehors de l’information en continu, actualisée en permanence, le site propose des
rubriques originales telles que « Mon petit droit m’a dit», « Défense ouverte » ou encore « A votre santé », tenues dans chaque cas par le journaliste responsable du secteur. L’onglet Le Point (http://www.lepoint.fr/html/lepoint/en_kiosque.jsp) reprend les articles du magazine de la semaine précédente. Les internautes peuvent également feuilleter les dossiers sur l’immobilier ou encore les suppléments régionaux consacrés à leur ville (http://www.lepoint.fr/actualites-region/1556/).


Multimédia

Des diaporamas de qualité (http://www.lepoint.fr/diaporamas/) sur des sujets d’actualité, les voyages ou encore les people. Les rares vidéos en ligne sont des interviews de journalistes de la rédaction.


Participation

Les internautes peuvent réagir aux articles et tous les commentaires s’affichent en dessous des articles. C’est le seul aspect interactif de ce site : un point faible.


 

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Published by Virginie de Rocquigny - dans décryptage
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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 11:08

"Les mots vivent entre eux"

Mariette Darrigrand intervenait ce mardi matin lors de la table-ronde "Totems et tendances". Son métier: décrypter les mots, les images qui nous entourent.


                                                                                                                                                                                                               La spécialiste, qui consacre un livre sur le sujet aux éditions Bayard, déchiffre tous les magazines: "C'est un corpus idéal, il suffit de repérer deux ou trois mots, ils en disent long sur ce que nous sommes".

envoyé par camillesayart


Polémique, bling-bling, tsunami: quelques vedettes dans l'air du temps.

envoyé par camillesayart

 

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Published by Marie Piquemal, Camille Sayard - dans vidéo
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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 15:32

"Une semaine vraiment professionnelle"

Organisée par l’Association de promotion de la presse magazine (APPM) et le syndicat de la presse magazine et d’information (SPMI), cette semaine s’adresse d’abord aux professionnels.

A la veille des premières tables rondes, nous avons rencontré les organisateurs Xavier Dordor et Pascale Marie, qui président respectivement l’APPM et le SPMI. Ils donnent ici un aperçu des programmes, des thématiques et des nouvelles tendances  de la presse magazine qui seront abordées lors de ce rendez-vous.

 


envoyé par tonyguinard


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Published by Antoine Guinard - dans vidéo
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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 15:07

Un GQ anglo-saxon à la sauce française

 

Près de 300 000 exemplaires, Gentlemen’s Quarterly (GQ) est un succès mais aussi un dilemne pour la rédaction. Le grand - frère américain inspire l’équipe rédactionnelle mais le lecteur français exige un magazine unique.

Mexique, Russie, Etats-Unis, Italie, Portugal, Afrique du Sud… Qu’ont en commun tous ces pays ? Leurs ressortissants p euvent lire un magazine masculin chic et choc : GQ.

 

Le magazine français est le petit dernier. Il a lancé son premier numéro le 20 février alors qu’il existe depuis 1957 aux Etats-Unis. 280 000 exemplaires se sont vendus, une réussite inattendue. L’objectif de 70 000 exemplaires diffusés par mois semble à sa portée.

 

Les annonceurs ont aussi répondu présents. Le lecteur doit feuilleter trente pages de pub avant de découvrir le sommaire dans le premier numéro (Cf. encadré ci-dessous). Le GQ français qui se revendique, sans fausse modestie, « masculin, beau et intelligent ! », prévoit que 70% de ces revenus seront issus de la publicité.

 

Le groupe d’édition, Condé Nast a parié gros : 10 millions d’euros ont été investis. La campagne de lancement en à elle seule coûté six millions  !

 

La réussite du numéro 1 semble prouver que le concept, un masculin généraliste, plutôt haut de gamme, qui traite de l’actualité tout en distrayant, fonctionne.

Arnaud Sagnard, responsable des enquêtes et reportages, explicite les points communs entre les 14 pays.

 

 



La presse anglo-saxonne fascine…Pourtant les concepts masculins étrangers  ne fonctionnent pas toujours sur le sol français. Men’s Health du groupe Axel Springer, s’est éteint après seulement quatre ans. Pour éviter l’échec, il s’agit de réaliser un savant dosage entre « prendre pour modèle », « s’inspirer » et respecter l’identité du lecteur français, bref innover à partir  de bases déjà existantes.

 

 



A chaque pays son GQ… Le GQ français est moins riche et compte donc cinquante pages de moins. 

Des divergences sont assumées. Les interviews de Frédéric Beigbeder, star de la rédaction, n’a d’équivalent qu’en Angleterre avec les interviews de Piers Morgan, un ancien rédacteur du Daily Mirror.  La rubrique « sport légende » qui joue avec la nostalgie sportive des années 70, 80 est une exception française.

 

Le lecteur français a des attentes particulières. S’il arrive à GQ France de récupérer et traduire un article d’un magazine de groupe étranger, il n’est en aucun cas retranscrit tel quel. Il doit d’abord subir ce que le responsable des enquêtes reportages nomme : un « lift ».

 



Alors que le troisième GQ devrait être en kiosque le 16 avril, la réflexion continue pour fournir un produit certifié "Made in France". 

 

Trop de pub ?

Modes, montres, parfums, dès les premières pages les publicités visant le jeune actif s’accumulent. Ce trop plein en agace d’ailleurs certain. Le site Internet Marianne 2 fustige ce « magazine des années Sarko » qualifié de « pavé de pub ». De quoi énerver Arnaud Sagnard, responsable enquêtes et reportages : « Ils n’ont rien compris…Sans publicité nous ne pourrions pas financer de longues enquêtes, des reportages dans des pays étrangers ». Il contre-attaque avec humeur à l’article de Marianne 2 dans le quarante-quatrième commentaire.

 

 

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Published by Jean-Baptiste Mouttet
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