interview

Jeudi 17 avril 2008

Face au web, "s'adapter ou mourir"


A l'heure du tout numérique, les médias n'ont d'autre choix que de se réinventer. C'est le constat dressé ce jeudi matin par Eric Scherer, directeur de l'analyse stratégique à l'AFP, lors de la présentation d'une étude sur les nouveaux médias.
                                                                                                                                                                
Eric Scherer se déclare volontiers "newsovore" et "netocrate". Comprenez par là qu'il s'informe à foison et que, pour lui, le support priviligié de l'information est aujourd'hui incontestablement Internet. S'adapter ou mourir. A l'en croire, face à la déferlente du web, les médias n'auraient pas alternative. Il s'agirait donc d'inventer un nouveau journaliste:


 Mais si certains médias font effectivement le pari du web, Internet cherche toujours son modèle économique.



"Sur le web tout a tendance à devenir gratuit", mais l'enquête, la hiérarchisation de l'information, c'est à dire la valeur-ajoutée apportée par le journaliste, mérite peut-être salaire.

Par Jean-Baptiste Mouttet et Alicia Gaydier
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Jeudi 17 avril 2008

La presse magazine, premier média « Cross » 

Éric Trousset, directeur du marketing de TNS MI, présentait mercredi matin une étude sur les stratégies d’investissements CrossMédias dans la presse magazine.


La presse magazine est le média préféré des annonceurs. En 2007, plus de la moitié des produits l’ont utilisée comme support de publicité. Mais elle est aussi le média numéro un des stratégies CrossMédias : 72% des produits faisant appel au CrossMédias ont recours à la presse magazine. Mais qu’est-ce donc au juste que le CrossMédias ? Et quid de la distinction entre Pluri et CrossMédias ? Éric Trousset nous éclaire. 

 




L’étude de TNS MI propose une typologie des différents types de produits annoncés dans la presse magazine, en fonction de leur budget publicitaire et du nombre de médias utilisés. Un moyen de savoir quels produits sont très CrossMédias et lesquels le sont moins.

 



Par Alicia Gaydier
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Mercredi 16 avril 2008

"On n'est pas là pour casser les stars"

  

Stéphane Haitaian, directeur d’édition de Closer, dont la version française connaît un succès considérable depuis 2005, fait la lumière sur la stratégie de positionnement du magazine britannique dans l’hexagone et la « pipolisation » de la presse française.

 

Preniez-vous un gros risque en exportant un magazine britannique à sensation en France, où la presse tabloïde anglaise est vue d’un mauvais œil ?
Oui, c’est sûr, et on commis des erreurs au lancement. Au départ, on s’est contenté de calquer le modèle britannique et on s’est vite rendu compte que c’était un frein au développement du magazine. On est passé de sujets sensationnalistes à des thèmes d’actualité, de société, comme la maternité, par exemple. Finalement, il n’ y a plus beaucoup de points communs avec le magazine d’origine. Par contre on se rapproche des féminins français. Je dirai que Closer a dépassé l’étiquette « people », aujourd’hui c’est le deuxième magazine féminin après Femme Actuelle.

 
Closer et la presse people en général sont-ils menacés par le développement du numérique ?

  Il reste encore quelques barrières concurrentielles sur lesquelles nous sommes avantagés par rapports au web. Les magazines comme Closer publient des articles et des photos qui nécessitent de l’investigation et donc des réseaux dont les supports purement en ligne ne bénéficient souvent pas. Il y a aussi l’aspect législatif. La presse people est souvent la cible de poursuites judiciaires coûteuses qu’un support web ne pourrait pas assumer. La presse papier offre encore une vraie valeur ajoutée.
 

On parle de plus en plus de « pipolisation » de la presse en France. Qu’est ce qui distingue la presse people française des autres pays ?

  Il n’y a pas de distinction nette. On est en train de suivre l’exemple de la Grande-Bretagne, avec quelques années de retard, à la seule différence qu’on a moins tendance à se moquer des stars en France.  Avec l’émergence de la nouvelle classe politique, les newsmags sont aussi en train de franchir le pas et de se « pipoliser ».

 
…c’est l’effet Nicolas Sarkozy ?

  Il est certain que la campagne présidentielle de l’année dernière a entraîné une médiatisation souvent voulue, au départ, par les politiques. Après c’est devenu difficile d’arrêter le phénomène. La presse quotidienne n’y échappe d’ailleurs plus. Il nous est arrivé de réaliser le même sujet qu’un journal, avec la même photo et d’être les seuls à être attaqués en justice.

 

Par Antoine Guinard
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Mardi 15 avril 2008

Jean-François Leroy cherche des histoires


La mode, le reportage, le portrait, l'illustration... La photographie est déclinée sur tous les modes dans les magazines. Mercredi, une conférence présente douze tendances de la création photographique et leurs influences dans la presse écrite.



Jean-François Leroy dénonce une certaine tendance de la presse à abuser du portrait photo. Ou comment « pipoliser » les sujets, célèbres ou non, sans raconter d'histoires illustrées, l'essence même du photoreportage.
Revue de presse en diaporama avec le fondateur et directeur du festival Visa pour l'image de Perpignan : Jean-François Leroy distille sa conception de la photo.




Par Samuel Forey
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Lundi 14 avril 2008

Le papier glacé concurrencé par le numérique


Mardi matin, une table ronde réunira économistes et gestionnaires des medias pour évoquer l'économie de la presse magazine. A l'heure du numérique, le business model du secteur se transforme. Aujourd'hui les internautes peuvent lire leurs magazine en ligne. Reste à savoir si ce nouveau mode de consommation supplantera le papier.


En Août 2006, Lagardère Service lançait le premier kiosque numérique. Désormais, en quelques clics, l'internaute peut acheter et télécharger plus de 300 titres de la presse magazine et les feuilleter sur son écran. Aujourd'hui, ce kiosque virtuel enregistre 20 000 téléchargements payants par mois. Les adeptes sont en grande majorité des des hommes, puisqu'ils comptent pour deux clients sur trois. Résultat, ce sont les titres de la presse masculine qui fonctionnent le mieux sous format digitale. Pour Aymeric Bauguin, co-directeur de la filiale de Lagardère Service en charge du projet, le kiosque numérique n'en est qu'à ses débuts. 

 



Les magazines à télécharger constitue pour l'instant un complément aux versions papier. Patrick Le Floch, responsable du master management de la presse à Sciences-Po Rennes, n'imagine pas passer au tout numérique, du moins dans le secteur du magazine.




Toujours selon Patrick Le Floch, les publications plus ciblées, qui ne suivent pas le même modèle que la presse grand public, pourraient se refaire une santé grâce au support digital.


Sans oublier l'avantage environnemental du magazine virtuel. Zéro papier, zéro transport : de quoi convertir les écolos à la lecture en ligne.

 

Par Virginie de Rocquigny
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