Mercredi, une cinquantaine de professionnels de la communication étaient invités à un déjeuner-débat intitulé « Marques de presse et
convergence ». Des représentants d’agences de création, d’agence médias, d’annonceurs et de marques médias ont réfléchi à la notion de marque de presse. Finalement, les marques de presse existent-elles vraiment ? « Arrêtons de parler de marque de presse, parlons de
marque tout court ! » lance Xavier Dordor, président de l’APPM.
Ce déjeuner-débat est aussi l’occasion de se poser quelques questions déontologiques. Si un titre de presse devient une marque, les lecteurs ne seraient-ils plus que des
consommateurs ?Pas de différence entre Coca-Cola et Elle selon Nathalie Rastoin, directrice de l’agence de création
Ogilvy France. La marque de presse n’est, en fait, qu’une marque dans la presse.
Pour Daniel Saada, président de ZénithOptimédiaFrance (agence média), les journalistes
ont au contraire tout à y gagner.
Et s’agissant de l’indépendance entre journalistes et annonceurs, Bernard Amsellem, directeur de la communication de la SNCF, se veut
rassurant : les journalistes ne sont pas à la merci des annonceurs.