Lundi 14 avril 2008

"Une semaine vraiment professionnelle"

Organisée par l’Association de promotion de la presse magazine (APPM) et le syndicat de la presse magazine et d’information (SPMI), cette semaine s’adresse d’abord aux professionnels.

A la veille des premières tables rondes, nous avons rencontré les organisateurs Xavier Dordor et Pascale Marie, qui président respectivement l’APPM et le SPMI. Ils donnent ici un aperçu des programmes, des thématiques et des nouvelles tendances  de la presse magazine qui seront abordées lors de ce rendez-vous.

 


envoyé par tonyguinard


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Par Antoine Guinard - Publié dans : vidéo
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Lundi 14 avril 2008

Un GQ anglo-saxon à la sauce française

 

Près de 300 000 exemplaires, Gentlemen’s Quarterly (GQ) est un succès mais aussi un dilemne pour la rédaction. Le grand - frère américain inspire l’équipe rédactionnelle mais le lecteur français exige un magazine unique.

Mexique, Russie, Etats-Unis, Italie, Portugal, Afrique du Sud… Qu’ont en commun tous ces pays ? Leurs ressortissants p euvent lire un magazine masculin chic et choc : GQ.

 

Le magazine français est le petit dernier. Il a lancé son premier numéro le 20 février alors qu’il existe depuis 1957 aux Etats-Unis. 280 000 exemplaires se sont vendus, une réussite inattendue. L’objectif de 70 000 exemplaires diffusés par mois semble à sa portée.

 

Les annonceurs ont aussi répondu présents. Le lecteur doit feuilleter trente pages de pub avant de découvrir le sommaire dans le premier numéro (Cf. encadré ci-dessous). Le GQ français qui se revendique, sans fausse modestie, « masculin, beau et intelligent ! », prévoit que 70% de ces revenus seront issus de la publicité.

 

Le groupe d’édition, Condé Nast a parié gros : 10 millions d’euros ont été investis. La campagne de lancement en à elle seule coûté six millions  !

 

La réussite du numéro 1 semble prouver que le concept, un masculin généraliste, plutôt haut de gamme, qui traite de l’actualité tout en distrayant, fonctionne.

Arnaud Sagnard, responsable des enquêtes et reportages, explicite les points communs entre les 14 pays.

 

 



La presse anglo-saxonne fascine…Pourtant les concepts masculins étrangers  ne fonctionnent pas toujours sur le sol français. Men’s Health du groupe Axel Springer, s’est éteint après seulement quatre ans. Pour éviter l’échec, il s’agit de réaliser un savant dosage entre « prendre pour modèle », « s’inspirer » et respecter l’identité du lecteur français, bref innover à partir  de bases déjà existantes.

 

 



A chaque pays son GQ… Le GQ français est moins riche et compte donc cinquante pages de moins. 

Des divergences sont assumées. Les interviews de Frédéric Beigbeder, star de la rédaction, n’a d’équivalent qu’en Angleterre avec les interviews de Piers Morgan, un ancien rédacteur du Daily Mirror.  La rubrique « sport légende » qui joue avec la nostalgie sportive des années 70, 80 est une exception française.

 

Le lecteur français a des attentes particulières. S’il arrive à GQ France de récupérer et traduire un article d’un magazine de groupe étranger, il n’est en aucun cas retranscrit tel quel. Il doit d’abord subir ce que le responsable des enquêtes reportages nomme : un « lift ».

 



Alors que le troisième GQ devrait être en kiosque le 16 avril, la réflexion continue pour fournir un produit certifié "Made in France". 

 

Trop de pub ?

Modes, montres, parfums, dès les premières pages les publicités visant le jeune actif s’accumulent. Ce trop plein en agace d’ailleurs certain. Le site Internet Marianne 2 fustige ce « magazine des années Sarko » qualifié de « pavé de pub ». De quoi énerver Arnaud Sagnard, responsable enquêtes et reportages : « Ils n’ont rien compris…Sans publicité nous ne pourrions pas financer de longues enquêtes, des reportages dans des pays étrangers ». Il contre-attaque avec humeur à l’article de Marianne 2 dans le quarante-quatrième commentaire.

 

 

Par Jean-Baptiste Mouttet
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Lundi 14 avril 2008

Lejdd.fr

La version web du Journal du Dimanche se veut claire et sobre. Un contenu riche en articles compense la faible offre multimédia du site.




Lisibilité

L’œil ne s’égare pas sur la page d’accueil du jdd.fr. Un cadre rouge garni d’onglets présente les quatre sujets importants du jour. Au centre, un service de dépêches défile naturellement. Un « top 5 » propose les sujets les plus lus, mais les autres sont présentés les uns après les autres, sans rubriquage. Un autre système est préféré : quand on clique sur un article de la rubrique économie, c’est le top 5 des articles économie qui s’affiche à droite. Astucieux. L’ensemble est sobre et clair.


Contenu


Hebdomadaire en papier, le jdd.fr est continu en électronique. Comme l’annonce la formule habile du site: « le jdd.fr : maintenant, c’est tous les jours dimanche ». Mais mis à part les dépêches, le format des articles est plutôt long : deux feuillets en moyenne.

Le tiers du journal papier se retrouve en ligne, le reste est produit par les rédacteurs du site. Suivi par près d’un million des lecteurs mensuels, « lejdd.fr a atteint les objectifs fixés », selon Frédéric Waringuez, le rédacteur en chef adjoint du site.


Multimédia

C’est l’un des points faibles du site. Pas de sons, quelques rares vidéos, rien de plus. Pour l’image, un diaporama égaie la page d’accueil. « Ce chantier doit être développé », avoue M. Waringuez.


Participation

Pour réagir aux articles, il faut faire partie de la « communauté lejdd.fr ». C’est ainsi qu’on peut ouvrir un blog sur le journal. Un certains nombre de bloggueurs attitrés ont droit aux honneurs de la page d'accueil sont publiés. En dehors de cette communauté, la participation des internautes n’est pas non plus le point fort du jdd.fr.


Par Samuel Forey
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Lundi 14 avril 2008
Lexpress.fr


Les news magazines français sont désormais en ligne. La rédaction passe au crible les sites de la presse hebdomadaire. Deuxième volet, la version web de L'Express
.

 

 

 

Lisibilité 

Le site www.lexpress.fr se divise en trois parties tout comme l’édition papier du magazine : « L’actu » qui relate l’information générale et politique ; « Styles », espace conso/modes de vie et « Et vous », espace pratique orienté vers la formation et l’emploi. Lexpress.fr est un site très  touffu, presque trop. L’internaute y trouve beaucoup d’informations, mais celles-ci sont peu hiérarchisées.


Contenu

Lexpress.fr propose des contenus spécifiques. Les articles, courts, sont parfaitement adaptés à la lecture sur la toile. Ils sont rédigés par une rédaction web distincte de la rédaction papier. Le site propose l’information en continu et est réactualisé en permanence. C’est ce qui fait la complémentarité du print et du web de L’Express : le papier offre un décryptage en profondeur de l’actualité sur un temps long ; alors que le site propose des contenus courts et souvent bruts qui suivent l’actualité en temps réel.


Multimédia

Le concept novateur du site est l’édito vidéo de Christophe Barbier, rédacteur en chef du magazine. Une idée originale certes, mais qui n’apporte pas réellement de valeur ajoutée par rapport au papier. Le seul réel avantage de cet édito est d’être quotidien.

Le site lexpress.fr propose également une rubrique « Tout vidéo » et une rubrique « Tout photo » . La première donne à voir des vidéos d’agences un peu plus anecdotiques. En revanche, la seconde offre un tour d’horizon pertinent de l’actualité du jour en cinq images. Dans « Styles », on trouve aussi de jolis diaporamas sur la mode ou la culture.

Vidéos, photos, mais pas de sons sur le site de l’express.fr. 


UGC/participation

L’express.fr héberge des blogs. On y trouve évidemment celui de Christophe Barbier. Mais aussi ceux d’autres journalistes de la rédaction voir de contributeurs extérieurs, telle Géraldine Dormoy qui alimente un blog sur la mode.

Un espace « Forums » est dédié aux contributions des internautes. En revanche, il n’est pas possible de déposer de commentaires ou de réactions aux articles. Les échanges avec la rédaction se font via le chat de Vincent Olivier, médiateur de L’Express. Avantage : la participation des internautes est nettement distincte du contenu éditorial.



Par Etudiants journalistes du Celsa - Publié dans : décryptage
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Lundi 14 avril 2008

Le papier glacé concurrencé par le numérique


Mardi matin, une table ronde réunira économistes et gestionnaires des medias pour évoquer l'économie de la presse magazine. A l'heure du numérique, le business model du secteur se transforme. Aujourd'hui les internautes peuvent lire leurs magazine en ligne. Reste à savoir si ce nouveau mode de consommation supplantera le papier.


En Août 2006, Lagardère Service lançait le premier kiosque numérique. Désormais, en quelques clics, l'internaute peut acheter et télécharger plus de 300 titres de la presse magazine et les feuilleter sur son écran. Aujourd'hui, ce kiosque virtuel enregistre 20 000 téléchargements payants par mois. Les adeptes sont en grande majorité des des hommes, puisqu'ils comptent pour deux clients sur trois. Résultat, ce sont les titres de la presse masculine qui fonctionnent le mieux sous format digitale. Pour Aymeric Bauguin, co-directeur de la filiale de Lagardère Service en charge du projet, le kiosque numérique n'en est qu'à ses débuts. 

 



Les magazines à télécharger constitue pour l'instant un complément aux versions papier. Patrick Le Floch, responsable du master management de la presse à Sciences-Po Rennes, n'imagine pas passer au tout numérique, du moins dans le secteur du magazine.




Toujours selon Patrick Le Floch, les publications plus ciblées, qui ne suivent pas le même modèle que la presse grand public, pourraient se refaire une santé grâce au support digital.


Sans oublier l'avantage environnemental du magazine virtuel. Zéro papier, zéro transport : de quoi convertir les écolos à la lecture en ligne.

 

Par Virginie de Rocquigny - Publié dans : interview
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Lundi 14 avril 2008

Marianne2.fr

Les news magazines français sont désormais en ligne. La rédaction passe au crible les sites de la presse hebdomadaire. En commençant par la version web de Marianne.

 


 

Lisibilité

Marianne2.fr, La version en ligne de Marianne est caractérisée par une grande lisibilité. La page d’accueil est divisée en trois colonnes. Au centre, les articles sont hiérarchisés de manière claire, les cinq articles principaux articles figurant dans un cadre rouge, ce qui les faits ressortir immédiatement de la page. La colonne de gauche est réservée aux dépêches AFP et aux liens vers des articles de la presse internationale.


Contenu

Comme son nom l’indique, Marianne2.fr est une entité séparée de la version papier du magazine. Le site est géré par sa propre équipe rédactionnelle constituée de cinq membres. Les articles de Marianne2.fr prennent, pour la grande majorité, la forme de papiers courts et d’interviews. Le site se démarque des autres magazines en ligne par des articles plus décalés, personnalisés, voire satiriques. C’est notamment le cas dans la rubrique du « journal des décononnautes » . La priorité est donnée à l’originalité aux dépens de l’actualité chaude

 

Multimédia

C’est une des faiblesses de Marianne2.fr. Hormis Marianne TV , la rubrique décalée Marianne Buzz, qui présente des vidéos humoristiques pêchées sur Dailymotion et Youtube, le site de Marianne reste assez pauvre sur ce créneau particulier.


Participation

Peut mieux faire. On ne trouve aucun forum sur Marianne2.fr. Une seule rubrique du site, baptisée Agorianne, permet à des personnalités ou des « chroniqueurs associés » (intellectuels, chercheurs, syndicalistes…) de publier des article ou de débattre sur le site. Dans le journal des marionnautes, les journalistes répondent aux lecteurs de Marianne2.fr et publient les « commentaires les plus pertinents ».



 

Par Antoine - Publié dans : décryptage
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Lundi 14 avril 2008










En partenariat avec les professionnels du secteur et leurs instances représentatives (APPM et SPMI), les étudiants-journalistes en deuxième année de formation au CELSA se mobilisent pour couvrir la semaine de la presse magazine 2008, du lundi 14 au vendredi 18 avril.

Textes, audios et vidéos : ce blog multimédia présente leurs reportages, interviews et articles sur les questions qui travaillent la presse magazine en France et les temps forts de cette rencontre annuelle.



Par J.R.
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